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Index des articles > Divers > Cette eau venue du fond de la mine ?

Article posté par Bernard


Mine de Gardanne :
l'eau et les questions prêtes à ressurgir


Publié le dimanche 11 avril 2010 à 16H31 sur le site de La Provence.com


Lorsque, fin janvier 2003, l'exploitation du charbon a cessé dans le sous-sol de Gardanne, plusieurs solutions s'offraient pour la gestion de "l'après-mine". La première consistait à maintenir le pompage des eaux de ruissellement au sein des 500 kilomètres de galeries, jusqu'à -1350 m de profondeur. Ce qui présentait l'avantage de permettre, le cas échéant, une reprise des activités minières dans le futur. Autre solution : arrêter le pompage et laisser les eaux reprendre leurs droits au sein du "gruyère" jusqu'à ressortir en surface. Enfin, laisser les eaux monter jusqu'à l'altitude zéro -moins 200 mètres sous Gardanne- et les évacuer vers le port de Marseille via la galerie de la mer, une conduite de 14 km jouant le rôle de surverse.
Contre l'avis des mineurs CGT, hostiles à toute mesure irréversible, c'est donc cette troisième solution qui a été retenue. En 2003, la fermeture de la mine avait été pour le moins précipitée, les Houillères craignant une occupation "sauvage" du site par employés de la mine. Des mineurs qui avaient à l'époque tenté d'alerter l'opinion sur la présence massive de produits potentiellement polluants dans le dédale souterrain. Si l'exploitant assurait, dès mai 2003, avoir fait place nette et remonté "1 000 tonnes de matériel ainsi que 19 000 litres d'huile et de graisse", la CGT évoquait, sans pouvoir le prouver, la présence de fûts toxiques -du pyralène provenant de transformateurs électriques démantelés au sein de la centrale de Gardanne- stockés au fond. Une alerte "basée sur des témoignages concordant de mineurs et d'employés de la centrale" qui avait rapidement été classée sans suite par les autorités et fustigée par la direction des houillères, en charge de la dépollution du site, qui avait évoqué une "tentative désespérée de la CGT de retarder le démantèlement des installations".


Pollution négligeable ?



Aujourd'hui, le niveau des eaux est en passe d'atteindre la fameuse surverse de la galerie de la mer. Et le site de cap Pinède, près des bassins d'Arenc à Marseille, s'apprête à recevoir le surplus d'eau. "L'eau sera pompée depuis le puits Gérard et transportée jusqu'à la mer, au-delà de la digue du port, sans contact avec l'air pour ne pas que l'hydroxyde de fer ne donne une coloration rouge à cette eau", précise Karim Ben Slimane, directeur adjoint du Bureau de recherche en géologie minière.
 
Et quelle sera la qualité de cette eau déversée dans la baie de Marseille ? "A priori le site a été dépollué, poursuit Karim Ben Slimane. La mine n'est pas une friche industrielle qui a généré la production de produits secondaires polluants. S'il reste des sources de pollution, ce ne sera sans doute qu'en quantité négligeable par rapport aux volumes excavés et donc aux volumes d'eau." Reste que les mineurs CGT ne sont pas aussi rassurants : "Des ferrailles au tungstène, des aciers spéciaux pour le matériel de taille, des hydrocarbures, de vieilles résines… Des tas de saloperies ont été abandonnées, notamment dans les vieux chantiers, et n'ont pas été remontées lorsque la mine a été fermée, en quelques jours", note Michel Filippi, ancien mineur délégué CGT. Et les anciens mineurs de laisser entendre que la sortie des eaux, qui ont noyé ces "dépotoirs souterrains", pourrait occasionner de bien mauvaises surprises du côté de Marseille : "On se rendra peut-être compte qu'il aurait fallu prendre en compte notre mémoire de la mine…".
N.R


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