Après-mines: où sont les maires?

La commission technique de la FNADVDM poursuit son cycle d'information. La semaine passée à Montois-la-Montagne, une soixantaine de maires étaient invités. Ceux ayant répondu à l'invitation se comptaient sur les doigts des deux mains.

Soixante invitations ont été envoyées aux maires des bassins Sud, Centre et Nord pour écouter les sages de la Fédération nationale d'associations de défense des victimes de dégâts miniers. En dehors des maires de Moutiers, Homécourt et Tressange, excusés, seules 8 communes étaient représentées. Ecoeurement et incompréhension pour le président Alain Cittadini: "Députés et sénateurs lorrains, conseillers régionaux et généraux ne sont pas unis sur ce sujet, les maires concernés ne sont pas intéressés: c'est à désespérer de tout". Un laxisme très mal perçu par des bénévoles qui veulent mettre leurs connaissances au service de l'Etat, des collectivités territoriales et locales, "une équipe qui représente tous les métiers de la mine à laquelle se sont rajoutés un expert, un médecin et un psychologue".

Démonstration simple

Le but de la commission technique est d'expliquer l'état du sous-sol des bassins ferrifères et de démontrer les effets catastrophiques qu'entraînerait l'ennoyage du bassin Nord. "Contrairement à la Drire et à Geoderis, nous sommes en possession de plans réels", dixit Alain Cittadini. Les explications de Claude Gillet ne rendent pas les maires optimistes sur l'urbanisation: "la Drire reconnaît qu'avec ses moyens actuels, il faudra au moins 10 ans pour hiérarchiser toutes les zones". Roland Stanisière, ancien chef porion, revenant sur la galère d'un sinistré du secteur de Landres contre l'Etat, Lormines et les experts judiciaires "qui, malgré les preuves, refusent l'évidence. J'ai au moins 20 cas précis démontant leurs conclusions".

Des explications confortant le sentiment d'injustice ressenti par les sinistrés. Le président de la FNADVDM ne comprend pas la position de l'Etat: "Nous avons été reçus par les ingénieurs de la Drire et Geoderis: ils sont preneurs de ces informations". Mais le corps préfectoral en a décidé autrement: "Le sous-préfet de Thionville nous a fait comprendre qu'il n'y aura pas de suite". Une décision surprenante alors que cette mémoire de la mine voudrait mettre gratuitement son expérience au service de tous pour éviter des catastrophes matérielles, mais aussi humaines.

Paru le : 24/04/03 (Briey / Joeuf)


Article écrit par Républicain Lorrain le Jeudi 1 janvier 1970 à 01h00

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