Après-mine: vers un réseau d'excellence scientifique

Après-mine: vers un réseau d'excellence scientifique
À l'initiative du Groupement d'intérêt scientifique de recherche sur l'impact et la sécurité des ouvrages souterrains (GISOS), un colloque se tient actuellement à Nancy sur la gestion des risques de l'après-mine.

Le Pays-Haut, comme le Bassin houiller lorrain, connaît malheureusement très bien les risques liés à la fermeture des exploitations minières. Il suffit d'en parler aux habitants d'Auboué, de Joeuf, de Moutiers, ou encore de Rosbruck, pour se rendre compte de l'énorme traumatisme que peut représenter le fait de vivre sur un véritable gruyère et de craindre, à tout instant, un effondrement minier...

Depuis 1995, la prise de conscience est évidente de la part des autorités. Depuis juillet 1999, la création du GISOS a pour objet d'apporter une réponse scientifique aux questions que se posent toutes les instances qui doivent gérer l'après-mine. Jusqu'à présent, semble-t-il, on ne savait pas très bien comment s'y prendre.

Le colloque international qui s'est ouvert hier à l'INPL, dans les locaux de l'école de géologie, a pour ambition de faire le point des acquis et des besoins de la recherche sur les aspects d'ordre sociétal, technique, scientifique et économique de l'après-mine. Une approche pluridisciplinaire marquée, notamment, par une collaboration active avec le laboratoire de psychologie de l'université de Metz.

"Les risques de l'après-mine à gérer ne sont pas les mêmes d'un bassin à un autre. À Faulquemont, dans le Bassin houiller, les galeries ont été ennoyées. L'eau est remontée de 300 mètres, et actuellement, aucune modification importante du terrain n'a été enregistrée> souligne Francis Wojtkowiak, président du comité exécutif du GISOS.

Pour les exploitations ferrifères, les scientifiques se sont rendus compte que les anciennes mines ne semblaient pas très bien vieillir. "Elles montrent une certaine transformation physico-chimique qu'un ennoyage ne va pas forcément modifier négativement. Le site pilote mis en place à Tressange doit nous permettre d'en savoir un peu plus."

Les 180 participants au colloque ont l'ambition de créer un réseau d'excellence scientifique en Europe, et à travers le monde, pour tenter de gérer au plus près l'après-mine et de trouver des solutions acceptables par tous.

Gérard DELILLE.
Paru le : 06/02/03 (Lorraine / L'Actualité)


Article écrit par Républicain Lorrain le Jeudi 1 janvier 1970 à 01h00

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