Collectif des communes minières: refuser l'ennoyage... des d

Collectif des communes minières: refuser l'ennoyage... des dossiers
Le collectif de défense des communes minières poursuit son action élargie au bassin houiller et aux départements limitrophes. Sur des dossiers comme l'indemnisation des sinistrés, l'ennoyage, l'assainissement et l'urbanisme.

BRIEY.- En présence des délégués des communes minières réunis au foyer Lucien-Woll à Moutiers, la présidente Colette Goeuriot a déclaré: "Nous avons essayé d'être au plus près des communes minières et de nos associations pour agir avec elles dans la défense des intérêts des sinistrés des bassins miniers lorrains. Nous avons tout fait pour coller à l'actualité, aux événements de notre région. Nous avons créé quatre groupes de travail: indemnisation; non-ennoyage du bassin nord; eau, assainissement et hydrologie ainsi que l'urbanisme>. La présidente a rendu compte de toutes les réunions décentralisées et de toutes les actions entreprises dont la manifestation du 17 avril à Metz, des courriers adressés aux candidats aux élections législatives (20 réponses), de l'entrevue d'une délégation avec le représentant du Premier ministre le 17 juillet. "Le Premier ministre a répondu le 23 août. Il a transmis le dossier à Francis Mer dont nous n'avons toujours pas eu de nouvelles. Le 4 novembre, un courrier a été adressé au Préfet de Région sur tous les dossiers nous préoccupant. Le 11 décembre, une délégation de 14 membres a été reçue par le préfet Hagelsten durant plus de deux heures>.

Réponses du Préfet

Colette Goeuriot a repris les réponses préfectorales une à une: l'indemnisation où le Préfet a dit "il faut régler les choses sereinement" "en oubliant que les sinistrés attendent depuis 4 ans>; pour l'assainissement "il faut utiliser les procédures existantes avec pour Thil, la confirmation du comblement des cavités détectées" "l'Etat n'en fait qu'une expérimentation!>; pour le bassin Nord "bien utiliser les deux ans avant l'application de l'arrêté préfectoral d'octobre 2004 et examiner toutes les options y compris d'organiser la vie ailleurs" "C'est effrayant et c'est la position du gouvernement: le comblement est trop cher et difficile techniquement. Seule une grande mobilisation pourra imposer d'autres choix> a commenté la présidente sur ce point. Sur l'eau, 60 millions de m3 sont exhaurés par an. "Il s'agit encore de faire des études. Nous avons deux ans pour examiner toutes les hypothèses, vérifier les expertises".

Et Colette Goeuriot de rappeler: "La conférence interdépartementale permanente sur les enseignements de l'arrêt de l'activité minière ne s'est pas réunie depuis deux ans>. Pour l'urbanisme: la directive territoriale d'aménagement prévoit 20 à 30 plans de prévention des risques miniers sans préciser les villes concernées. Reste aussi la situation alarmante de Rosbruck "et le mépris des HBL pour traiter les dossiers (on ne redresse que les maisons dont la pente est supérieure à 3%> selon Colette Goeuriot "le Préfet propose des réunions spécifiques sur Rosbruck et sur Piennes>. Et de conclure: "Nous devons poursuivre notre action sur tous ces thèmes notamment en prévoyant une manifestation au ministère de l'Industrie début 2003>.

Le débat s'est ensuite engagé faisant intervenir le maire de Moyeuvre-Grande, ainsi que les élus de Roncourt, Rosbruck, Joeuf, Boulange et d'autres venus de la vallée de la Fensch.

Ch. F.
Paru le : 29/12/02 (Briey / Actualité)


Article écrit par Républicain Lorrain le Jeudi 1 janvier 1970 à 01h00

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